L'histoire de la société Michelin étant liée à celle de Citroën, voici un sujet sur un autorail communément appelé "la Micheline".
Les premiers autorails à propulsion thermique sont nés de l'idée d'utiliser de petits autobus, plus économiques que les locomotives à vapeur sur des lignes ferroviaires à faible fréquentation, au début du 20 éme siècle.
A l'entre 2 guerres, de nombreux fabricants d'automobiles, ce sont lancés dans la fabrication d'autorails mais le plus novateur d'entre eux fut l'autorail des frères Michelin, avec son nouveau concept de bogie (partie mécanique essieu/moteur) monté sur pneumatiques.

Autorail n°5 construit en aluminium et propulsé par un moteur Hispano-Suiza (1931)

Autorail Type 11 (1932)

Autorail Type 11 avec motrice montée sur un bogie à 3 essieux et remorque reposant sur 1 bogie à 2 essieux.
Le défi était de taille pour la firme Michelin: le pneumatique devait pouvoir rouler sur la surface étroite du rail, résister au passage des aiguillages, supporter la charge spécifique des essieux du train et offrir des bonne qualités d'accélération et de freinage, le guidage de la roue sur le rail étant assuré par une flasque métallique montée sur la jante.
La dernière Micheline fût construite en 1936, celles-ci ne connaîtront pas le succès escompté et la 2 éme guerre mettra une terme à leur éphémère carrière.
En 1952, les Michelines n'ayant pas été ferraillées furent retirées de la circulation.
Le terme "Micheline" est toujours utilisé à tort par une certaine partie de la population pour désigner un autorail. (au même titre que "tub" pour les HY, mais ça c'est une autre histoire...)